BoB
Les occupations temporaires font partie des lieux d’atterrissage des projets urbains dans nos quotidiens. Certains des occupants sont arrivés au BoB car le Sytral a réquisitionné leurs anciens bureaux situés sur le trajet futur d’un nouveau tramway. D’autres arrivent au BoB suite à la mise en vente de leurs anciens ateliers par le propriétaire. Si la Métropole s’engage dans l’achat de fonciers stratégiques, cette démarche ne peut être généralisée à tous les sites. L’intervention sur le secteur du 22D - dont fait partie le BoB - permet un temps de répit à ce lieu.
Bien qu’organisée, créative et ouverte, cette microsociété reste en marge. Depuis l’espace public, la mue du BoB reste confidentielle. L’ancien site productif accueille discrètement, progressivement, laissant le temps aux relations de se tisser, entre occupants mais aussi avec le quartier environnant. La marge offre une opportunité et le temps en est une condition structurante, habiter temporairement donne un caractère favorable à l’expérimentation : on a peu de temps et ça ne restera pas donc allons y franchement. Mais cette temporalité reste le socle de situations fragiles, mouvantes et précaires.
“Maintenant qu’on a défait nos palettes, on respire.”
Les légendes des images sont issues d’un atelier collectif avec les habitants du BoB ou sont des extraits des entretiens menés au cours du reportage.
Les entretiens, condensés, sont disponibles sous un format audio de 20min à l’adresse suivante :
https://soundcloud.com/laetitia-roggeman/portrait-capsule-du-bob